Qui sommes-nous ?
Article mis en ligne le 2006
dernière modification le 2 mai 2008
défaites vos idées

Le syndicat CNT 34 éducation est un jeune syndicat cénétiste né en 2003 au cours du mouvement social de lutte contre la réforme Fillon des retraites, par la volonté d’un groupe d’individu-e-s qui voulait garder le contrôle de leur lutte. Elle regroupe des travailleur-se-s des secteurs de l’éducation, de la recherche et du social, ainsi que des lycéen-ne-s et des étudiant-e-s pour la défense de leurs intérêts et avec comme projet l’abolition du patronat, du salariat et de l’état. Notre premier principe de fonctionnement est la maîtrise des luttes par celles et ceux qui les font, c’est pour cela que nous appliquons la démocratie directe au quotidien à l’intérieur du syndicat et dans les regroupement auxquels nous participons.

Depuis sa création le syndicat CNT 34 éducation s’est engagé dans de nombreuses luttes locales : les mouvements sociaux : mouvement lycéen contre la réforme Fillon, mouvement étudiant contre la précarité( dit « anti-cpe »), lutte pour la régularisation de toutes et tous (en participant à la coordination des sans papiers). La lutte contre les lois sécuritaires et liberticides : collectif contre le plan de prévention de la délinquance, semaine « même pas peur », collectif anti- sécuritaire. La lutte contre la précarité : marche contre la précarité à Montpellier au printemps 2005, soutien aux collectif des précaires. La lutte antimilitariste : organisation d’une journée à l’occasion du 11 novembre 2005, dénonciation des collusions école-armée, manifestations contre toutes les guerres. La lutte contre l’intrusion des patrons à l’école : manifestations à l’Institut Universitaire de Formation des Maitres contre les stages organisés en partenariat avec le medef.

C’est parce que personne ne se battra à notre place, que les militant(e)s de la CNT [salarié(e)s, chômeuses et chômeurs, précaires, étudiant(e)s, sans-abris, immigré(e)s, etc.] s’organisent pour construire un syndicalisme différent et original, sans dieu ni maître, sans élus ni bureaucrates syndicaux, pour faire émerger de nos luttes un autre futur.

Alors, la CNT, c’est quoi ?

Une organisation qui a hérité d’une histoire riche, enracinée dans le mouvement ouvrier, mais qui se construit avant tout dans le présent, dans les luttes auxquelles elle participe, qu’elle impulse parfois. Une organisation encore bien proche du groupuscule dans le champ syndical, bien marginale face aux " grandes " confédérations représentatives, mais qui élargit son audience, son influence, et qui retrouve sur le terrain des pratiques de nombreux syndicalistes appartenant à d’autres organisations. Une organisation qui refuse les étiquettes idéologiques, les dogmatismes paralysants, toute asservissement à un parti politique, mais qui inclut dans son champs d’action des luttes éminemment politiques, révélatrices d’un projet de société, d’une autre forme d’organisation sociale.

La petite CNT a une grande ambition, l’émancipation des travailleurs, l’abolition des classes, l’égalité et la justice sociale, la gestion de la société par les producteurs. Si la petite CNT déploie beaucoup d’énergie, c’est pour construire ce rêve, l’ancrer dans la réalité des luttes, le faire partager par tous ceux qui, un jour, mettront à bas le vieux monde. La Confédération Nationale du Travail essaie de développer un syndicalisme différent : le syndicalisme a pris de mauvaises habitudes : institutionnalisation, paritarisme, corporatisme, perte du sens de la solidarité. Éblouis par le miracle économique, les salariés ont progressivement laissé des spécialistes de la négociation gérer leurs intérêts à leur place. Les employeurs, eux, étaient trop heureux d’avoir affaire à des professionnels du syndicalisme plutôt qu’à des salariés toujours plus turbulents et imprévisibles... Et puis crac ! Le chantage à la "crise", le retour en force du libéralisme, la fin de l’État-providence et voici où nous en sommes : coupure de la société entre chômeurs et précaires d’un côté, salariés de l’autre

C’est pourquoi nous pensons que le syndicalisme doit redevenir ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être : révolutionnaire, c’est-à-dire porteur d’un projet pour une société plus juste, plus égalitaire, plus libre...

Aussi, pour l’immédiat la CNT propose-t-elle une pratique syndicale qui dépasse la cogestion frileuse de la société telle qu’elle est. Il s’agit, bien entendu, de défendre les intérêts immédiats des salariés. Mais il s’agit aussi d’ébaucher dès maintenant un autre futur, en adoptant une méthodologie syndicale en rupture avec les schémas hiérarchiques qui régissent notre présent.

La CNT c’est l’effort militant à la place de la bureaucratisation ; c’est la solidarité interprofessionnelle à la place du corporatisme ; c’est un syndicalisme libre de toute interférence politique. Comme tous syndicat reconnu, la CNT dispose de droits. Elle utilise tous les moyens d’expression mis à sa disposition : tracts, panneaux syndicaux, réunions d’informations. Elle utilise toutes les procédures, en tant que défenseur, pour soutenir les travailleurs (prud’hommes, conseil d’Etat) Les sections syndicales et les syndicats locaux disposent d’une totale autonomie dans le cadre de nos statuts.

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