Attention : le rassemblement est reporté àune date ultérieure
LA LIBERTE D’EXPRESSION JUGÉE EN CORRECTIONNELLE àMONTPELLIER
Attention : le rassemblement est reporté àune date ultérieure
Article mis en ligne le 2 septembre 2016
dernière modification le 7 septembre 2016

par secretariat du syndicat

Le jeudi 8 septembre sont convoqués au tribunal correctionnel de Montpellier :

• Richard Abauzit, conseiller du salarié, pour avoir lors d’une conférence de presse fait connaître les conditions dans lesquelles des salariées ont été licenciées. Il est poursuivi pour « diffamation », comme simple individu, alors qu’il s’exprimait en tant que militant syndical.

• la journaliste qui a relaté la conférence de presse et l’ex directeur de la publication (L’Hérault du jour) poursuivis eux pour « complicité » !
Cette procédure fait suite à une plainte de l’entreprise et de son directeur, consécutive à l’engagement des recours aux prud’hommes des trois salariées victimes.
L’affaire nous concerne tous : il s’agit ni plus ni moins que de la possibilité ou non pour un citoyen, une association, un syndicat, un journaliste, de pouvoir
critiquer ou même simplement rapporter une critique des méthodes de gestion
du personnel d’une entreprise !

La conférence de presse avait en effet pour but de faire connaître la déstabilisation et
la peur subies par les salariés de l’Institut Saint Pierre de Palavas qui tiennent pour
une part au directeur actuel, un directeur qui fait fréquemment référence à ses
convictions religieuses dans le cadre de la gestion de l’entreprise.

Que reste-t-il de la liberté de la presse si les journalistes ne peuvent plus faire état de
critiques concernant une entreprise ?

L’envoi de la convocation au milieu des congés d’été pour le début du mois de
septembre laisse penser que cette procédure accélérée s’inscrit dans la répression
du mouvement social en cours : prison ferme pour un militant contre la loi travail à
Montpellier, autorisation du licenciement d’un délégué syndical C.G.T à Air France…

Nous devons faire face à un état d’urgence patronal : impunité pour les employeurs,
engagement de poursuites pénales contre tous ceux qui résistent.

On ne nous fera pas taire.

Une seule décision judiciaire acceptable : la relaxe !

Rassemblement de soutien et conférence de presse devant le palais de
justice place Pierre Flotte le jeudi 8 septembre entre 12h et 14h.

Participation à l’audience pour ceux qui le pourront à partir de 14h.