Contre la loi des patrons instituée par le gouvernement, luttons par la grève
Article mis en ligne le 20 mars 2016

par secretariat du syndicat

Suite à la journée de grève et de manifestation du 9 mars , le gouvernement a reculé sur quelques points afin de satisfaire les plus réformistes des syndicats institutionnels. Cela n’a pas empêché une belle mobilisation de la jeunesse et des travailleur-se-s les ayant rejoint le 17 mars.

Nous ne voulons pas de cette énième loi de régression sociale et n’acceptons aucun amendement. Nous exigeons son retrait pur et simple. Celui-ci serait un premier pas, en effet, la situation actuelle ne nous satisfait pas et nous réclamons un réel partage du travail et des revenus.

Travaillons tou-te-s, moins et autrement

Pour une répartition égalitaire des revenus

Le syndicat CNT 34 éducation santé social appelle l’ensemble des travailleuses et des travailleurs ( qu’ils ou elles soient employé-e-s actuellement, au chômage, en formation ou avec toute autre type de situation) à rejoindre la lutte en participant aux grèves, aux manifestations, aux blocages et en s’auto-organisant démocratiquement dans des assemblées générales de luttes , de grève, de ville, d’établissement ou de secteur.

Contenu du projet de la loi Travail : où en est-on ?

Le 14 mars 2016, pour tenter de désamorcer la contestation, le gouvernement a annoncé qu’il allait apporter quelques modifications à son projet de loi Travail :

Le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif devient « indicatif » (mais, dans certains tribunaux prud’homaux, gageons que ce plafonnement dit « indicatif » aura vite tendance à devenir la norme !).

L’extension du forfait-jours est davantage encadrée (mais pas beaucoup plus que dans la première version du projet !).

La durée du congé en cas de décès d’un proche ne pourra pas être inférieure à la loi.

L’allongement du temps de travail pour les apprenti-e-s mineur-e-s est supprimé.

Le reste du projet reste inchangé avec notamment comme objectif fondamental la casse du cadre national du Code du travail :

Possibilité pour une entreprise de licencier sans avoir de difficultés économiques.

A baissement de 12 à 6 mois du minimum de dommages et intérêts en cas de licenciement pour inaptitude à la suite d’un accident du travail ou de maladie professionnelle sans recherche de reclassement.

Suppression du minimum de 6 mois de salaire à titre de dommages et intérêts en cas de licenciement injustifié.

Possibilité par accord d’imposer aux salariés une baisse de leur salaire et une modification de leur temps de travail.

Baisse de rémunération des heures complémentaires pour les temps partiels.

Possibilité par accord de majorer seulement de 10% les heures supplémentaires.

Possibilité par accord d’allonger le temps de travail.

Modulation du temps de travail sur 3 ans.

Possibilité de fractionner les 11 heures de repos hebdomadaires.

Augmentation du travail de nuit.

Suppression de la visite médicale obligatoire.

Durée de vie réduite des accords d’entreprise.

Possibilité de contourner les syndicats en organisant des référendums.