par secretariat du syndicat
La politique du gouvernement « socialiste »
n’est pas celle que les personnels et les parents d’élèves attendaient pour leur école. Après quelques
mois au pouvoir, le PS et Vincent Peillon n’ont rien changé à la politique libérale engagée
précédemment par la droite.
Des recrutements d’enseignant.e.s sont évoqués en grande pompes alors que l’annonce des prochains
budgets nous montre bien que l’heure est à l’austérité. Dans nos établissements, les moyens sont
toujours bien en dessous de l’ambition éducative des collègues et la précarité s’aggrave : contrats à
durée déterminée (enseignants contractuels, AED, AVS, AP, APS...), vacations, contrats de droit
privés (EVS, personnels administratifs), non remplacements de professeurs et exploitation étudiante
pour subvenir au manque de personnels enseignants... Alors que de nombreux collectifs de précaires
de l’Éducation se sont battus contre le recours aux CAE/CUI, les contrats précaires restent un mode de gestion du personnel pour le ministre ! Et bien sur pas un mot concernant les RASED afin
de persister dans cette politique de précarisation et de casse du service public.
Visiblement, ceux-ci ne reviendront pas non plus sur les politiques sécuritaires et anti pédagogiques
de leurs homologues de la droite : le fichage des élèves pourtant maintes fois dénoncé par les luttes
de la base n’est pas remis en question. Le livret de compétences, le socle commun, les évaluations,
et autres contre-réformes décriées par les personnels à plusieurs reprises ces dernières années se
pérennisent également.
Côté nouveautés, le PS n’a rien trouvé de mieux que de brandir le recrutement de 500 Assistants de
Prévention et Sécurité (APS) (recrutés à bac +2 avec un salaire de misère) afin de s’inscrire dans la
stratégie sécuritaire de ses prédécesseurs : stigmatisant certains établissements et tentant de déliter
et précariser les actions éducatives des personnels de vie scolaire. Pourtant, nous, personnels,
n’avons eu de cesse que de réclamer la titularisation des précaires et le recrutement massifs de
personnels éducatifs.
Et que dire de la réforme des rythmes scolaires, qui ne pose aucunement la question des rythmes
d’apprentissage et des rythmes de vie des enfants . On le voit bien, leurs concertations ignorent les
revendications qui sont celles des travailleurs de l’éducation et des parents.
Le débat sur la morale à l’école, s’il a créé la polémique suite à des propos affligeants du ministre,
n’a finalement été qu’une belle manœuvre de diversion pour faire oublier les vraies problématiques
de l’éducation dont les collègues sont tenus éloignés par l’opacité des concertations entre gouvernement et directions syndicales réformistes. Cette « refondation » discutée dans les salons
républicains n’est pas la nôtre et ce qui en émane aujourd’hui fait insulte aux revendications des
collègues. Nous le réaffirmons, nos positions se construisent dans les assemblées générales et ce
n’est qu’en luttant que nous ferons changer les choses.
Ainsi la CNT FTE se mobilisera dans la grève le 31 janvier prochain.
Si nous appelons travailleurs et travailleuses à faire grève contre les attaques faites au
service public, face à l’ensemble des politiques d’austérité, contre la réforme des
rythmes scolaires et la réforme Peillon, pour la titularisation de tous les précaires et
pour des embauches massives à la hauteur de nos besoins, nous soutiendrons toutes les
initiatives locales de personnels pour défendre des revendications qui sont les leurs et
pour entamer une réflexion quant aux rôles et aux objectifs du système éducatif. Nous
les appelons à se réunir en assemblées générales souveraines, afin de faire de cette
journée de grève un point de départ, et non une mobilisation symbolique !