Contre la répression la solidarité est notre arme
Soutenons Giorgos le 21 Janvier 2013
Article mis en ligne le 19 décembre 2012
dernière modification le 13 janvier 2013

par secretariat du syndicat

Le 21 Octobre 2010, dans le cadre de l’intensification de la lutte contre la casse des retraites, le collectif
interprofessionnel contre la réforme des retraites, a décidé d’occuper partiellement l’Agence Pôle Emploi de
l’avenue de Toulouse à Montpellier.

A cette période, le mouvement se radicalisait et les actions de blocage de l’économie s’intensifiaient, se
généralisant dans tout le pays. Durant cette même période l’État a décidé de passer à la contre-offensive.
S’appuyant sur les discours de médias qui parlent des « casseurs » ou qui inventent une autre catégorie de « 
casseurs » (celles et ceux qui bloquent), le premier ministre condamne « l’intimidation, les blocages et la
violence » synonyme selon lui de « négation de la démocratie et du pacte républicain ». Et le porte parole du
gouvernement assurait qu’il « ne laissera pas bloquer le pays par les piquets de grèves. »
Lors de cette action, des tracts ont été diffusés afin d’informer et de mobiliser les chômeurs et chômeuses
comme les salarié-e-s du Pôle Emploi. Les discussions ont permis de nouer des contacts. Il a été décidé par
la suite de partir en manifestation sur l’avenue de Toulouse. Au bout de 5 minutes et après avoir parcouru
environ 300 mètres, tout d’un coup (sans la moindre sommation) au moins deux voitures de la Police ont
fondu sur le cortège. Simultanément, plusieurs policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) ont violemment
chargé les manifestant-e-s distribuant des coups de matraque. Les policiers ont arrêté et mis en garde à vue
5 personnes au total. Parmi elles, Giorgos, syndicaliste à la CNT, militant à la Coordination des Groupes
Anarchistes, participant au mouvement social contre la réforme des retraites, a été arrêté.
Aucune charge n’a été retenue suite à l’action. Les 4 personnes arrêtées avec Giorgos ont été relâchées sans
poursuites. Il en aurait été de même pour Giorgos s’il avait accepté de se soumettre au prélèvement ADN. Ce
« crime » est passible d’1 an de prison ferme et de 15000 euros d’amende. Son opposition au contrôle social,
s’est traduit ici par un refus de fichage génétique. Pour justifier les poursuites les policiers ont inculpé
Giorgos pour port d’arme de 6ème catégorie : un « Opinel » lui servant pour le pique-nique !

Le 22 septembre 2011, le tribunal l’a condamné à 1 mois de prison avec sursis, en ne s’appuyant sur aucun
fait, mais exclusivement sur le seul principe du refus du fichage ADN. Pire, l’argumentation de la procureur
suivie par le juge tient du délit d’opinion. Celle-ci a en effet souligné l’engagement anarchiste de Giorgos
pour justifier la demande de condamnation.
Devant ce déni de justice, Giorgos et ses soutiens ont décidé de faire appel de ce jugement.

En fait ce n’était qu’une arrestation/condamnation parmi des milliers d’autres pendant cette période. Depuis
des années l’État organise la restriction de nos libertés et vise celles et ceux qui lui résistent en votant des
lois : la LSQ (Loi sur la Sécurité Quotidienne) – la Loi Perben I - LSI (Loi sur la Sécurité Intérieure) – la
Loi sur la prévention de la délinquance, la LOPSSI 2. Devant cette surenchère de lois criminalisant le
mouvement social, il est nécessaire de s’organiser face à la répression et de défendre nos libertés.

L’appel du jugement est prévu le lundi 21 janvier 2013 à la Cour d’Appel de
Montpellier, à 14h.

Nous demandons à toutes et à tous de venir le 21 janvier à 13h30 devant le tribunal de la Cour d’Appel (1 rue du Maréchal Foch) pour soutenir Giorgos et montrer notre opposition à la criminalisation du mouvement social et à la surenchère sécuritaire.

Afin de permettre aux personnes de cesser le travail pour protester contre la criminalisation du mouvement social la CNT 34 éducation a déposé un préavis de grève pour cette journée, vous pouvez lire ce préavis ci-dessous.