Le Collectif des Précaires de l’Education Nationale a commencé à se réunir en 2006. Il se
compose essentiellement de salariés en contrats aidés : Contrats d’AVenir, Contrats
d’Accompagnement dans l’Emploi, transformés en Contrats Uniques d’Insertion depuis janvier
2010.
Les missions de ces personnels sont principalement de 2 ordres :
1- accompagnement des enfants en situation de handicap (mission d’Auxiliaire de Vie
Scolaire). Cette mission s’effectue dans les écoles (enseignement primaire), ou les
collèges et lycées (enseignement secondaire)
2- « aide à la direction d’école » (dans les écoles), ces termes cachant des fonctions très
différentes.
Depuis la création de ce collectif, soutenu par la CNT Education, SUD Education et Solidaires,
différentes actions ont été menées. L’objectif de ces actions étant la pérennité de ces emplois que nous
considérons comme indispensables au bon fonctionnement des établissements : création des postes
nécessaires, et titularisation des personnels en place sur ces postes. Des manifestations, pétitions,
rencontres avec les multiples partenaires (Rectorat, Pôle Emploi, Direction Départementale de Travail,
Préfecture, Conseil Général) ont eu lieu. Si nous avons pu obtenir le réemploi, toujours en contrats
aidés, de certains collègues, le dossier n’a pas avancé sur la principale revendication : la pérennité des
emplois.
Le collectif a donc décidé de porter l’affaire devant la justice. A ce jour, environ 80 dossiers ont été
déposés au Tribunal des Prud’hommes. Le Tribunal a commencé à rendre ses conclusions et donné
raison au Collectif sur les premiers dossiers :
Le 2 mars dernier, 14 salariés de l’EN en contrats aidés (Contrats Uniques d’Insertion) ont vu
leurs contrats requalifiés par le Tribunal des Prud’hommes de Montpellier en Contrats à Durée
Indéterminée. Parmi ces 14 salariés, 2 étaient encore en poste à la date du rendu du jugement.
D’après la loi, ces personnes sont donc désormais en CDI.
Pour une de ces collègues, le contrat d’origine devait se terminer fin avril, et le CDI prendre effet au 2
mars 2012. Or, en contradiction avec ce jugement exécutoire immédiatement d’après les lois en vigueur,
l’employeur Education Nationale (légalement le Proviseur du Lycée Jean Jaurès de Saint Clément de
Rivière) fait fi de ses obligations. Et depuis fin avril, ce sont des pressions incessantes qui sont exercées
sur notre collègue pour qu’elle renonce à ses droits : le CDI qu’elle a obtenu par la justice.
Le 10/05/2012, nous avons accompagné notre collègue pour sa prise de poste à l’école Jean
Moulin. Comme par enchantement, en présence des médias, on l’a reçue avec un représentant
du personnel. Cette rencontre a durée 3 heures, avec des échanges téléphoniques avec le
rectorat. Au vu de cette première réunion infertile, des représentants du collectif, dont notre
collègue, sont allés rencontrer le secrétaire adjoint du rectorat : 2h30 de réunion qui n’ont
abouties pour l’instant à rien du tout puisque l’Education Nationale ne considère en rien cette
décision de justice et se dédouane de ses obligations mais par contre interdit oralement l’accès
aux bâtiments à notre collègue. On voit le courage de ces « décideurs » qui n’ont surtout pas
voulu faire un écrit ! On a pu une fois encore constater le dialogue antisocial et la non prise en
considération de tous ces personnels.
En OFF : ils ne peuvent rien faire ; en ON : nous, nous allons continuer en allant mercredi à 10h,
rencontrer la proviseur du lycée Jean Jaurès, juridiquement un de leurs employeurs, afin qu’elle
nous confirme tout ce que le rectorat nous a dit : qu’elle ne voulait pas nous rencontrer, qu’elle
n’acceptait pas cette décision de justice.
Le collectif des personnels précaires de l’Education nationale vous invite à une
Conférence de presse,
Le mercredi 16 Mai à 09h30
devant le lycée Jean Jaurès à Saint Clément de Rivière
Contacts Collectif :
antiprecaires34@no-log.org
06-87-95-79-49 (SUD Education), CNT Éducation : education34@cnt-f.org
06-81-13-34-39 (Solidaires)