Des collègues ou anciens collègues en contrat précaire entament aujourd’hui une démarche aux prud’hommes pour faire valoir leur droit. Leur contrat stipulait qu’ils et elles auraient droit à une formation qualifiante. Or, celle-ci n’a jamais été mise en place.
À Angers, 28 personnes ont déjà obtenu gain de cause auprès du conseil des prud’hommes. Au delà d’une mesure de justice permettant de compenser partiellement l’exploitation à laquelle ils et elles ont été soumises, cette décision de justice est susceptible de mettre un coup d’arrêt à la dégradation des conditions de travail au sein de l’école publique. Dégradation qui passe entre autres par la généralisation des contrats précaires dans la fonction publique. Parmi ces personnes certaines sont dans une situation tellement précaire qu’elles ne peuvent pas avancer les sommes nécessaires pour couvrir les frais juridiques. Ils et elles ont travaillé auprès de nous en nous apportant une aide précieuse et ont maintenant besoin de notre aide financière pour obtenir réparation.
Chacun et chacune peut contribuer à la hauteur de ses moyens, même quelques euros aideront à remplir la caisse de solidarité et permettront aux personnes dans les situations les plus difficiles de réclamer justice.
Montpellier, mai 2011