Contre le racisme ambiant, ripostons concrètement : solidarité avec les sans-papiers !
Il ne fait vraiment pas bon être immigré en France. Les discours où le racisme s’affiche de façon toujours plus décomplexée ont le vent en poupe. Et ceux qui y vont le plus fort, récoltent les intentions de vote dans les sondages pour les futures échéances électorales ... la plupart, et jusqu’aux plus haut niveaux de l’état, se mettent au diapason : « l’insécurité, c’est les immigrés, le chômage et la misère, c’est les immigrés ». Pour un peu, les immigrés seraient responsables du tsunami et de la catastrophe nucléaire au Japon ! Est-ce les immigrés qui licencient à tour de bras pour augmenter leurs profits ? Est-ce les immigrés qui reviennent sur les conquêtes sociales du 20ème siècle comme les retraites ? Est-ce les immigrés qui créent les conditions sociales propices au développement du sentiment d’insécurité ? Assurément non. Mais en ces temps de régression sociale, pour beaucoup (trop), il est plus facile de s’en prendre à « l’arabe du coin » qu’aux véritables responsables des inégalités économiques et sociales : les profiteurs de tous poils (actionnaires, banquiers, patrons...) tirent avantage à voir se diviser ceux et celles qui auraient intérêt à s’unir pour lutter ensemble pour leur dignité.
Au-delà des discours et du climat, cette situation se traduit concrètement par une augmentation des violences racistes et par un durcissement continu de la législation du droit des immigrés. Les personnes sans-papiers en sont les premières victimes : il est de plus en plus difficile d’obtenir des papiers ou de faire renouveler son titre de séjour pour enfin sortir de la clandestinité et d’une vie au rabais. Les politiques préfectorales, sont toujours plus dures et rendent les régularisations toujours plus difficiles.
Le 18 mai dernier, 72 personnes sans-papiers ont réussi à imposer à la préfecture un dépôt collectif de dossiers de demande régularisation avec la Coordination des comités de soutien aux sans-papiers. Malgré leur lutte collective et exemplaire, très peu ont obtenu satisfaction, beaucoup sont menacés d’expulsion, d’autres sont encore en attente de réponse et tous sont dans des situations précaires pris dans l’étau de l’arbitraire et de la raideur de la préfecture. Malgré les difficultés ils/elles restent uni-e-s et décidé-e-s à lutter.
Pour agir de façon concrète contre la montée du racisme ambiant, soyons solidaires avec ces personnes sans-papiers :
le mercredi 20 avril à 13 h devant la préfecture pour :
– dénoncer le durcissement préfectoral
– réclamer la régularisation de tous les sans-papiers