Pas de licenciement pour Erwan : toutes et tous solidaires
Article mis en ligne le 7 septembre 2009
dernière modification le 16 septembre 2009

par secretariat du syndicat

Pas de licenciement pour Erwan : toutes et tous solidaires le 17 septembre !

La CNT éducation 34 n’appelle finalement pas à la grève le jeudi 17 septembre comme nous l’avions annoncé.

Nous venons en effet d’apprendre que l’intersyndicale des Bouches du Rhône et le comité de soutien, n’appellent pas à la grève le 17 septembre comme nous le pensions mais organise un rassemblement de soutien à 17 H devant l’IA de Marseille.

http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2689

Nous proposons donc un rassemblement de soutien à 17h30 devant l’IA.

Nous envisagions une grève de solidarité active qui nous permettrait de nous joindre à nos collègues des Bouches du Rhône en grève. C’est ce que nous avons fait au mois de juin dernier en nous mettant en grève et en manifestant le 25 juin à 10 h à Marseille notre solidarité avec Erwan.

Le rendez vous donné à 17 h et l’absence d’appel à la grève de l’intersyndicale et du comité de soutien nous amènent à changer de position.

Notre solidarité envers Erwan reste évidemment entière !

Erwan Redon est convoqué en CAPD disciplinaire le 17 septembre à l’Inspection Académique de Marseille. Gérard Trève (IA), invoquant une « faute professionnelle » souhaite faire un exemple avec des sanctions pouvant aller du blâme à la révocation. Nous redoutons une des sanctions les plus graves.

Les faits reprochés :

 son engagement dans le mouvement national de désobéissance contre les mesures Darcos entre autres l’année scolaire précédente
 refus de la politique d’expulsion des sans-papiers par un engagement actif dans le RESF (Réseau Éducation Sans Frontières)
 pratique de pédagogies alternatives, issues de la pédagogie Freinet
 refus des modes d’évaluations actuels des enseignant-es

Pour ces « graves manquements à l’obéissance que tout fonctionnaire doit à la République » (!), Erwan avait déjà été convoqué en juillet dernier. Le rassemblement national qui avait alors eu lieu à Marseille et le soutien juridique ont fait annuler la première CAPD. En modifiant son chef d’accusation, L’IA persiste et signe, nous aussi !

Le cas d’Erwan, bien qu’exceptionnel dans la violence administrative, n’est malheureusement pas isolé puisque la politique répressive du gouvernement à l’encontre de celles et ceux qui n’appliquent pas sans broncher des mesures liberticides, rétrogrades et dangereuses s’amplifie à l’heure actuelle. Nous ne pouvons accepter qu’un de nos collègues risque le licenciement pour des actes que la CNT approuve.

Le syndicat CNT Éducation 34 exige l’annulation de la procédure disciplinaire à l’encontre d’Erwan Redon.

Un coup contre l’un-e d’entre nous est un coup contre nous tous-tes !

CNT Éducation 34, 6 septembre 2009